Saint-Joseph, et maintenant ?

Non, non, restez encore un instant avec moi, ceci n’est pas une énième annonce du départ de notre vicaire épiscopal vers d’autres fonctions. Cette page je la voudrais plutôt comme une réflexion sur ce que nous, paroissiens et équipe pastorale, pouvons apporter de plus à notre communauté.

Pour m’aider dans cette tâche, j’ai fait appel à notre nouveau curé de paroisse, Marc-Louis Passera, avec une pensée des plus profondes : le temps lui-même ne fait rien, mais il nous permet de faire.

Première piste intéressante, la présence

Un conseil de communauté ou de paroisse ne sont pas des événements formels dans lesquels on peut être représenté pour la bonne forme. Ce sont, pour notre curé, des temps forts de décision : si l’on veut participer aux décisions, comment le faire sans y participer ? De même, il paraît important à Marc d’être un maximum présent lors de funérailles, de baptêmes et de mariages. Rien de plus gratifiant que de revoir le dimanche, des personnes croisées lors de sépultures de proches.

Deuxième piste à considérer, l’évangélisation

Les Eaux-Vives sont un quartier populaire, pour une grande partie d’origine italienne. Or la paroisse Saint-Joseph n’est pas très présente dans ces environnements. Une plus grande proximité est un des chantiers que l’abbé Marc a grande envie d’initier. Rassurons ici tout de suite les habitués, ce qui fonctionne et qui a été bien pensé par d’autres n’a aucune raison d’être remis en cause. Comme Jésus l’a dit en son temps, ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin d’un médecin. Avec cependant une nuance de taille : l’abbé Marc compte beaucoup sur les bien portants pour l’aider à soigner.

Troisième piste de réflexion, l’organisation

Depuis bientôt deux mois, nous entendons parler tous les jours de 25 %, 75 %, 100 %. Pour Marc, ce ne sont que des chiffres. Certes nous serons trois prêtres (Thierry, Marc et frère Claude) et un assistant pastoral (François) avec des taux d’engagement divers. Certes tous n’auront pas la même disponibilité. Mais il serait maladroit de les considérer comme des "auxiliaires". Chacun d’eux aura une mission bien précise auprès de la communauté et non pas un taux d’activité. Certains auront peut-être entendu parler d’une divergence d’opinion concernant les titres des différents prêtres au sein de notre unité pastorale. Pour faire court, notre évêque avait décidé de ne nommer qu’un seul curé par unité pastorale, les autres étant nommés prêtres auxiliaires. L’abbé Marc pense qu’il s’agit d’un problème de fond et s’en explique : un auxiliaire n’est rien d’autre qu’un remplaçant qui vient célébrer la messe et repart ensuite ; ce n’est pas en anticipant le manque de prêtres que l’on va le prévenir ; il ne faut pas organiser aujourd’hui nos paroisses comme le fait la France dans des zones très déchristianisées, car la prêtrise, la paroisse et la communauté deviennent totalement désincarnées.

L’équipe pastorale, le conseil de communauté ainsi que votre serviteur vous invitent à réfléchir sur votre apport à cette communauté qui nous est chère et vous souhaite une bonne rentrée.

Par Pierre Moser
Le Lien des Paroisses, Magazine des Unités pastorales La Seymaz et Champel/Eaux-Vives

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