Quelle Eglise pour les jeunes ?

En quelques décennies, la pratique de la religion catholique est passée d’une foi banale, voire même contrainte, à une foi du désir. Participer à la grande messe du dimanche est aujourd’hui un choix.

Un choix d’autant plus personnel, que celui-ci n’est pas souvent public, eu égard aux railleries constantes de notre société athée et politiquement "correcte". Et pourtant, nous sommes destinés, de par notre baptême, à témoigner de la bonne nouvelle.

Par bonheur, l’Eglise d’aujourd’hui nous accompagne dans notre mission de prophète. Ou plutôt, c’est le dynamisme de notre Pape qui l’engage dans ce sens. L’initiative de son précédent synode avait déjà donné la parole aux familles, afin qu’elles s’expriment sur leur place dans cette Eglise. Aujourd’hui, c’est au tour des jeunes de faire entendre leurs voix, sur un thème qui les concerne très directement : les jeunes, la foi et le discernement vocationnel. Certains y verront un appel aux vocations, qui se font de plus en plus rares depuis quelques décennies, à savoir depuis la pratique d’une foi du désir. Personnellement, j’inverserais les rôles. Plutôt que de parler d’un manque de vocations dû à la libéralisation de cette foi, je pencherais vers une libéralisation de la foi due au manque de vocations.

Il nous faut donc persévérer dans cette voie : provoquer le désir. Pour ouvrir ce débat de la manière la plus large possible, le conseil de rédaction de votre journal a décidé d’ouvrir une nouvelle rubrique tout au long de l’actualité de ce synode. Une question sera posée chaque mois à une brochette de jeunes qui y répondront dans ces lignes. Histoire de faire partager à tous les préoccupations de notre jeunesse. Rendez-vous donc en page 5 du journal paroissial, chaque mois à partir d’aujourd’hui, et bonne lecture.

Par Pierre Moser
Le Lien des Paroisses, Magazine des Unités pastorales La Seymaz et Champel/Eaux-Vives.

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