Prendre le risque d’être prêtre…

La croissance est l’un des besoins les plus urgents… l’arbre perce la terre, la larve se transforme en papillon, l’enfant devient adolescent.

On se doit de grandir et de répondre à ses besoins changeants, si l’on veut se sentir pleinement vivant. Les gens les plus heureux sont ceux qui ont le courage de croître et de prendre des risques pour vivre en fonction de leurs valeurs.

Et même si rire, c’est risquer d’être ridicule, pleurer, c’est risquer d’avoir l’air sentimental, tendre la main vers l’autre, c’est risquer l’engagement, exprimer ses sentiments, c’est risquer de révéler sa véritable nature, aimer c’est risquer de ne pas être aimé en retour, vivre c’est risquer la mort, espérer c’est risquer l’échec… ON SE DOIT DE RISQUER.

Car le plus grand danger est de ne pas prendre de risque.

La personne qui ne risque rien, ne fait rien, n’a rien… elle évite peut-être la souffrance et le chagrin, mais elle ne peut ni vivre ni croître. Enchaînée par ses certitudes, elle en est l’esclave et elle a perdu sa liberté.

Seule une personne qui prend des risques est libre.

Il y a déjà 25 ans, j’ai osé, au nom du Christ, le risque d’être prêtre. Après ce temps d’expérience, de cheminement, veuillez trouver ici l’expression de ma joie profonde, sincère d’être prêtre : jubilation que rien ne pourra m’enlever. Prêtre c’est risquer d’accompagner les hommes avec l’onction de Dieu. Puisse ce chemin continuer le plus longtemps possible avec vous, avec LUI. Merci.

Par Abbé Thierry Fouet, ordonné prêtre le 10 octobre 1992.
Le Lien des Paroisses, Magazine des Unités pastorales La Seymaz et Champel/Eaux-Vives.

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