Pâques : le début d'une nouvelle vie

"Vanité des vanités, dit Qohélet ; vanité des vanités, tout est vanité. (…) Ce qui fut, cela sera, ce qui s’est fait se refera, et il n’y a rien de nouveau sous le soleil !" (Qohélet 1,2.9)

Ce texte bien connu décrit assez adéquatement l’histoire et le côté répétitif de certaines situations, qui d’ailleurs se retrouvent aussi dans toutes les littératures. Doit-il toujours en être ainsi ? En fait Qohélet est démenti une fois, radicalement : quand le Fils de Dieu se fait homme. Désormais le monde n’est plus le même, mais on continue à y mourir.

Le Fils de Dieu fait homme meurt pour nous, le Vendredi-Saint : signe inimaginable de l’amour de Dieu. Mais là encore : on continue à mourir, et le fait que le Christ meure avec nous, si on en restait là, pourrait être désespérant. Mais à Pâques tout change : là il y a vraiment du radicalement nouveau. L’histoire n’est plus la même, le cynisme n’est pas le vrai réalisme. Et le feu pascal doit jaillir de nous : "Vous êtes la lumière du monde. Une ville ne se peut cacher, qui est sise au sommet d’un mont. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, où elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux." (Matthieu 5,14-16)

Par Mgr Charles Morerod, Evêque diocésain de Lausanne - Genève - Fribourg
Feuille diocésaine du mois de mai
Site du diocèse LGF

Abonnez-vous aux News