Loris Follonier, jeune engagé

A 21 ans, Loris Follonier est un jeune très engagé. Celui qui fut responsable des servants, chanteur, lecteur et auxiliaire de l’eucharistie dans sa paroisse d’Uvrier (VS) est aussi délégué à la commission jeunesse du diocèse de Sion et actuellement en service à la Garde suisse pontificale. Rencontre avec un jeune convaincu.

T'es qui ?

Loris Follonier, 21 ans, d'Uvrier (VS).

Loris, pour toi, l’Eglise de demain sera… ?

Plus jeune et plus sincère. J’entends par là qu’avec le renouvellement des chrétiens, les nouveaux chrétiens défendront davantage les valeurs de l’Evangile et oseront davantage défendre un certain nombre de valeurs (la vie, le mariage, etc.).

Que fais-tu à la Garde suisse pontificale ?

Je suis arrivé à Rome fin octobre 2016. Après un mois de formation dans une école de police au Tessin, je suis maintenant en service, je prêterai serment le 6 mai.

Quelles sont tes découvertes ?

Ce qui m’a particulièrement marqué après mes longs mois d’armée en Suisse, c’est la merveilleuse entente ici à Rome entre Alémaniques et Romands, une ambiance qu’on ne retrouve pas dans l’Armée suisse. Par ailleurs, pouvoir travailler tous les jours à proximité de nombreux cardinaux et du pape François est une immense chance. J’ai déjà eu l’occasion de serrer la main du Pape à plusieurs reprises et on le voit assez régulièrement.


Ta foi change-t-elle grâce à tout cela ?

Le fait de pouvoir participer à de nombreux événements en lien avec l’Eglise est très important. Cela renforce et confirme pleinement ma foi.


Tu gères la page Facebook des jeunes de Sion. Internet ne représente-t-il pas un danger pour l’Eglise ?

Je trouve que le danger serait, pour l’Eglise, de ne pas être présente sur internet et de laisser place à une désinformation qui lui serait dommageable.


Tu as déjà beaucoup travaillé en Eglise en Valais. C’est rare à ton âge, non ?

J’ai un immense plaisir à côtoyer ceux qui partagent la même foi que moi et cela m’apporte une grande énergie… après, je n’ai toujours fait que ce qui semblait être à ma portée tout en représentant chaque fois un défi.


Quel sera ton prochain défi ?

Ce sera, en rentrant de mon service ici à Rome, d’essayer d’apporter aux jeunes quelque chose d’encore plus vivant en termes d’approfondissement de leur foi. Ça vaut vraiment la peine de s’engager en Eglise ! Et pour ce qui est de la Garde, j’aimerais leur dire combien c’est précieux de pouvoir vivre quelque temps au service du Saint-Père : nous seuls, Suisses, avons cette chance, il faut en profiter !



Propos recueillis par Vincent Lafargue
L'Essentiel, Magazine paroissial, Avril 2017.
Publication : Saint-Augustin
Photo : LDD

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